Pauvreté et covid

  • Les parlementaires isérois échangent avec les acteurs du tissu associatif du département autour des enjeux de pauvreté et de précarité en temps de crise sanitaire

A l’initiative d’Emilie CHALAS et de Camille GALLIARD-MINIER, Députées des 3me et 1ère circonscriptions de l’Isère,
les parlementaires isérois ont réuni et échangé avec les acteurs du tissu associatif du département, en présence de
Philippe CHALUMUEAU, Député d’Indre-Et-Loire membre de la Commission des Affaires Sociales, Animateur du
Groupe de Travail « Stratégie nationale de lutte contre la pauvreté » à l’Assemblée nationale.

Mobilisées aux côtés des acteurs associatifs de nos circonscriptions depuis le mois de mars dernier, nous partageons ensemble le même constat.

Oui, les chiffres de la pauvreté montrent une forte augmentation de la précarité depuis le début de la crise de la
Covid19 en France.

Oui, cette étape inédite de notre Histoire frappe durement les personnes en situation de précarité.
Publics isolés, femmes, demandeurs d’emploi, jeunes, étudiants, indépendants, personnes âgées : oui, la crise risque de faire basculer dans la pauvreté et la précarité de nombreux français.

Quelques jours après un temps d’échanges avec les acteurs économiques du territoire, et alors que l’impact de ce deuxième confinement sur la pauvreté et la précarité semble frapper encore plus fort, il était indispensable d’aller à la rencontre, d’être à l’écoute, d’échanger mais aussi de saluer la mobilisation et l’engagement de celles et ceux qui, jour et nuit, accompagnent, viennent en aide à nos concitoyens les plus fragiles, et font vivre la solidarité dans nos territoires.

Avec la participation de Philippe CHALUMEAU, Député animateur du Groupe de Travail « Stratégie nationale de lutte contre la pauvreté » à l’Assemblée nationale, de plusieurs parlementaires du département (Caroline ABADIE, Elodie JACQUIER-LAFORGE, Marjolaine MEYNIER-MILLEFERT, Jean-Charles COLAS-ROY, Didier RAMBAUD), de la préfecture de l’Isère et de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale, d’élus locaux, de représentants d’associations, ce temps d’échanges a réuni plus d’une cinquantaine d’intervenants associatifs et institutionnels.
Un véritable temps fort qui a permis de revenir sur les actions menées par les différents acteurs du tissu associatif local, d’écouter leurs témoignages, mais aussi d’échanger sur leurs interrogations concernant l’impact de la crise et du confinement dans les prochains jours et mois à venir.

Car le constat est sans appel : depuis le début de l’épidémie, les associations font face aux mêmes difficultés que les acteurs économiques, tout en restant en première ligne pour apporter des réponses immédiates à l’actuelle crise sociale.

Hausse des demandes d’hébergement, arrivée de nouveaux publics (notamment les jeunes et les étudiants), davantage de femmes en situation précaire, une explosion des violences conjugales, l’isolement et la perte d’autonomie des personnes âgées, les conséquences psychiatriques des deux périodes de confinement… Ces deux heures d’échanges ont ainsi permis de revenir sur les constats partagés et souvent alarmants des représentants du tissu associatif local.

Ils ont par ailleurs permis de soulever plusieurs questions, parmi lesquelles : l’enjeu autour de l’accompagnement des publics fragiles qui ne savent plus vers qui se tourner, la situation des migrants bénévoles, sans autorisation de travailler et désireux de s’intégrer et de s’en sortir par le travail, la situation des personnes qui sortent de prison…

A l’issue des discussions, la nécessité d’une mise en relation entre tous les acteurs s’est faite jour. Unanimement, les participants ont décidé de se réunir après les fêtes de fin d’année, afin de faire, ensemble, un nouveau point d’étape.

Parce que la crise ne doit laisser personne de côté, nous restons et resterons pleinement mobilisées et à l’écoute de ces acteurs indispensables qui font vivre la solidarité dans nos territoires.